Alors qu’ils pensaient signer leur premier succès à Bordeaux depuis 33 ans, les Olympiens ont concédé l’égalisation en toute fin de match.
- BORDEAUX 1-1 OM
- 0-1 : Lucho (12e)
1-1 : Modeste (88e)
Pour la quatrième année consécutive, l’OM a quitté Bordeaux invaincu mais avec des regrets. A chaud, ils sont même plus gros que ne l’est la satisfaction d’avoir tenu tête en infériorité numérique aux Girondins. Le point pris est bon. Il faudra le digérer pour s’en rendre compte. Mais les deux qui manquent resteront coincés en travers de la gorge pendant un bon moment.
La frustration vient du penalty oublié sur André Ayew en première période (notre image ci-dessus). Mais surtout de l’expulsion trop sévère d’Edouard Cissé. Pour un tacle irrégulier mais sans danger sur Plasil, le milieu de terrain a terminé la soirée en tribune. Et ses partenaires à 10, pendant une heure.
Sans tout ficher par terre, ce carton rouge a freiné cette équipe marseillaise jusque là dominatrice, et qui avait ouvert le score le plus naturellement du monde. Lancé par le remuant Rémy, Brandao s’était échappé sur la droite avant d’adresser un centre (dévié) pour Lucho, et une reprise pleine de sang froid, de près (0-1, 12e).
Carrasso n’avait rien pu faire. Il se rattrapera plus tard. Initiant son numéro par un réflexe étonnant sur un coup-franc contré de Taiwo (24e).
Sans cela, Bordeaux serait probablement définitivement sorti d’un match qui lui échappait déjà de toutes parts. Notamment dans l’axe, où Savic prenait le bouillon dans son duel avec Brandao.
Bordeaux peut remercier Carrasso
Comment dès lors réagir à la perte inattendue de la sentinelle Cissé ? En jouant la prudence ? Deschamps eut l’aplomb de conserver ses trois attaquants. A la fois pour éviter que sa formation ne se retrouve acculée, grâce à leur travail défensif. Mais aussi pour exploiter au mieux les situations de contre, la percussion d’Ayew et la vitesse de Rémy.
On a longtemps pensé que cette stratégie, conjuguée à la solidarité d’ensemble, conduisait l’équipe vers le succès. La détermination de la paire Heinze-Hilton, et deux parades de Mandanda dégageaient la route.
Tigana devait se rendre à l’évidence. Bien que nombreux, les centres de Chalmé et Trémoulinas avouaient plus une impuissance qu’un véritable danger. Chacun étant aussitôt repoussé.
A l’opposé, l’OM privilégiait la qualité à la quantité. Carrasso réalisant des petits miracles sur une tête d’Ayew (60e) puis un tir fracassant de Rémy qu’il déviait sur le poteau (78e).
A bout de souffle et d’idées, l’équipe bordelaise finissait pourtant par égaliser. Mis sous l’éteignoir pendant 87 minutes, Modeste privait les Olympiens du succès, à la 88e, en devançant Azpilicueta de la tête. Convoitée, méritée, la victoire s’était envolée. Elle n'avait jamais été aussi proche. On veut bien ne pas parler de malédiction. Mais, franchement, il y aurait matière à s’interroger.
22'
46'
88'
46'
33'






