Dans un onze de départ proche de celui qui devrait débuter dans une semaine face à Lille, les Olympiens se sont imposés 1-0 en amical face au Betis Séville. La montée en gamme se poursuit.

Sans être tout à fait déjà fringant, l’OM 2011-12 trouve peu à peu la bonne carburation. A une semaine du Trophée des Champions, et après deux matches de rodage au cours desquels les multiples changements ont limité les enseignements, il s’agissait de franchir un premier petit cap. Didier Deschamps avait dévoilé ses intentions. Celles de commencer à offrir à tous ses joueurs sur les deux rencontres face au Betis et l’Udinese un temps de jeu proche des 90 minutes. Soit à peu près deux équipes distinctes. L’une ou l’autre pouvant se destiner à être celle du futur rendez-vous de Tanger. A la lecture du onze de départ, on ne gâcherait probablement pas une pièce en la misant sur celui qui s'est aligné mercredi.
Installés en 4-3-3 avec un trident Valbuena-Remy-A. Ayew soutenu par le tandem Amalfitano-Cheyrou et la sentinelle Diarra, les Olympiens ont eu leurs bons moments en première période, avec des projections rapides vers l’avant et des percussions sur les ailes, mais ils n’ont au final que peu inquiété le portier sévillan, et surtout n’ont su maitriser le jeu.
Tout de vert et noir vêtus, les joueurs du Betis se sont plu à garder et faire circuler le ballon, obligeant les Phocéens à multiplier les efforts à la récupération. Ils ont aussi produit du jeu, ennuyant la défense marseillaise avec un sacré client, Montero, pour mettre Fanni dans le bain dans lequel il sera plongé mercredi prochain en compagnie des champions de France.
D’emblée plus à l’avantage des Olympiens, la seconde mi-temps offrira au peu bruyant public bayonnais l’occasion d’enfin élever la voix, avec l’ouverture du score de l’OM. Sur l’une de ses premières montées (que n’aurait pas reniée Taiwo), Morel trouva en retrait Valbuena, qui mit dans le mille en coupant la trajectoire d’un extérieur du pied droit (1-0). Un buteur adroit mais grimaçant, « Petit Vélo ». Une douleur aux côtes sur un contact lors de l’action précédente le contraignit à céder sa place à Jordan Ayew dans la foulée de son but.
Il assistera depuis le banc au coup de tête de Mbia sur le poteau, puis à la balle d’égalisation manquée par Pereira, au bout d’un une-deux d’école et conclu d’un tir un soupçon trop croisé (69e). Un peu moins rythmée, la fin de partie fut plus tendue en revanche. Mais sans heureusement atteindre les « sommets » de la rugosité montpelliéraine de vendredi dernier. Une bonne ré-acclimatation, là-aussi, à l’engagement inhérent à la compétition avec laquelle les joueurs de Deschamps s’apprêtent à renouer.
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