Grâce à un but de Mathieu Valbuena (77e) et à une prestation collective de haute volée, l’OM a signé un exploit retentissant en tombant le finaliste de la C1 2007. Qui plus est à Anfield, là où jamais une équipe française ne s’était imposée !
LIVERPOOL 0-1 OM
Eric Gerets ne pouvait rêver plus beau début à la tête
de l’Olympique de Marseille. Une victoire dans un lieu mythique, face
à une des meilleures équipes d’Europe. Un succès
mérité qui plus est, malgré un rush final insoutenable
des Reds.
Trois nouveaux points qui installent solidement l’OM en tête de
son groupe, et qui, si on voit plus loin que la Ligue des Champions, doit insuffler
une confiance terrible chez les joueurs pour se relancer en championnat. Un
exploit qui, enfin, par extension, offre un beau rayon de soleil pour l'ensemble
du football français.
Rafael Benitez avait insisté sur l’entame de match ratée
par son équipe à Porto, en ouverture de la C1. Il attendait autre
chose des siens contre l’OM. Il ne fut entendu et servi que quelques minutes,
les premières effectivement, avec un pressing haut. Mais dès que
les Phocéens surent se défaire de l’étreinte, la
mi-temps tourna assez nettement à leur avantage. Bien aidés en
cela par une organisation claire et efficace. Et par une multiplication collective
des efforts.
Pour sa première, Eric Gerets avait mis en place un système à la fois solide et offensif, avec Zenden et Ziani sur les côtés,
Niang en pointe et Valbuena lui tournant autour.
Il en résultait une première période bien maîtrisée,
et même mieux que cela, les occasions notables et notées s’additionnant
côté olympien. La plus belle n’avait pas tardé. Dès
la 12e, Ziani (batailleur, altruiste et inspiré ce mercredi soir) avait
récupéré puis lancé Niang. Mais Reina s’était
interposé sur la frappe du Sénégalais.
Plus tard, une action des deux mêmes auraient du aboutir à l’ouverture
du score. Niang étant injustement signalé en position de hors-jeu,
la reprise victorieuse de Ziani sur son tir contré étant alors
de fait rayée des tablettes (34e).
Le déchet technique de Liverpool, notamment de Sissoko, proposait aussi
des contres intéressants aux Olympiens. Et à l’inverse,
seules les remises de Crouch et les coups de pied arrêtés de Gerrard
donnaient corps à quelques frissons. Quelques seulement car le regroupement
défensif du bloc marseillais était un modèle du genre.
La soudure se réalisant naturellement dès qu’une ouverture
se faisait jour.
Il en allait de même après le repos. En dépit des tentatives
de Steven Gerrard de hausser le ton et le niveau. Pour y remédier, Rafa
Benitez jouait du banc, lançant Riise puis Voronin, alors que Cissé
remplaçait Niang à vingt minutes du terme.
Une fin qui semblait s’éloigner, du fait d’une pression accentuée
à proximité des buts de Mandanda. Des considérations qui
volaient pourtant en éclats à la 77e minute, quand sur une nouvelle
poussée phocéenne, Mathieu Valbuena enroulait un bijou de frappe
en pleine lucarne des 20 mètres (1-0). Après avoir envoyé
l’OM en Ligue des Champions en mai dernier en marquant à St Etienne,
le milieu de terrain expédiait cette fois les 1900 fans phocéens
au paradis.

Les Olympiens menant 1-0 sur la pelouse des finalistes de la C1, on se pinçait
presque pour y croire. Le plus beau étant que ce n’était
que justice. Et comme le mauvais sort épargnait les joueurs de Gerets,
avec deux têtes à côté et un poteau des Liverpuldiens
dans les arrêts de jeu (!), ils signaient bel et bien un succès
retentissant là où nulle équipe française ne s’était
jamais imposée. "A jamais les premiers" est décidemment
une devise marseillaise.
62'
70'
52'
77'






