Marseillais et Bastiais se sont quittés sur un nul riche en buts, en amical samedi soir en Avignon. Arrache a obtenu l’égalisation finale, alors que Ben Arfa a fait ses débuts phocéens.
Et soudain une ovation. Depuis plusieurs minutes, le milieu de terrain s’échauffait derrière les buts bastiais. Et puis Eric Gerets décida de son entrée. Il restait plus de vingt minutes. Hatem Ben Arfa a donc débuté sous ses nouvelles couleurs. Et compte tenu de la répétition de son nom dans les gazettes depuis plus d’une semaine, cette première sous le maillot marseillais donna naturellement un peu de sel à cette deuxième sortie amicale de l’intersaison. On retiendra une prise de repères, des échanges, et une belle chevauchée en fin de match interrompue sèchement par une faute bastiaise alors qu’il filait au but.
Pour le reste, avant cela, l’OM avait connu le même début que contre Istres. Et malgré la chaleur étouffante cette douche froide ne réjouissait pas une assistance largement acquise à la cause olympienne.
L’inoxydable Pierre-Yves André, parti dans le dos de la défense, s’en était allé devancer la sortie de Rudy Riou. Dix minutes plus tard, l’OM obtenait un penalty pour une charge sur Krstic. Cissé transformait en force. Mais, là encore, comme face aux Istréens mercredi dernier, les Marseillais cédaient dès la remise en jeu. Ils n’auraient pas du. Jamais ce but n’aurait du s’inscrire sur le modeste panneau d’affichage du Parc des Sports d’Avignon. Tant Barthélemy, le buteur, était hors-jeu.
Quelque peu ulcérés par un déroulement de match dont ils ne contrôlaient plus le fil, les Marseillais subissaient un troisième but à la 34e minute sur une erreur de Renato Civelli. L’Argentin voulait remettre à son portier. Le renard André tendait le pied et battait Riou à la stupeur générale. Heureusement, dans l’enchaînement, Bolo Zenden en effaçait le souvenir d’un coup-franc magistral dans la lucarne (2-3).
Des retouches en défense, et les entrées de Cheyrou et Niang lançaient la deuxième période. Le Sénégalais pesait de tout son poids dès ses premiers pas. Et mettait ensuite le portier insulaire sur la brèche.
Puis il déviait intelligemment pour Arrache à un quart d’heure de la fin, pour l’égalisation marseillaise. Forte à propos, et plutôt méritée, malgré plusieurs contres dangereux des Bastiais.
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