Vainqueurs à l’aller, les Olympiens ont obtenu leur billet pour la Ligue des Champions en battant Bergen, au terme d’un match à sens unique. Une qualification plus que jamais dédiée aux supporters.
1-1 Sigursson (74e)
2-1 Niang (90e)
Cette fois, ça y est. L’OM y est pour de bon. Les Olympiens ont validé définitivement leur ticket pour la Champions League, concrétisant les efforts de leur formidable remontée la saison dernière.
L’oblitération n’a pratiquement pas été contestée. La supériorité marseillaise ne faisait pas l’ombre d’un doute. Tout juste l’OM a-t-il du fermer les écoutilles dans le dernier quart d’heure après l’égalisation de Sigursson, de la tête.
Revenus de nulle part, les Norvégiens tentèrent bien-sûr un va-tout de la dernière chance, mais sans que Mandanda ne soit véritablement en danger.
L’injustice aurait été terrible pour des Olympiens qui jusque là avaient dominé de la tête et des épaules les pourtant athlétiques Vikings.
C’est bien simple, quiconque n’aurait pas eu connaissance du score du match aller aurait pu croire que c’était aux Phocéens de marquer. Et non à leurs prudents visiteurs. Car la rencontre fut à sens unique. Et ce sens alla très clairement droit en direction des buts d’Opdal. A l’exception d’un sauvetage de Mandanda devant Solli, les joueurs de Brann Bergen ne purent opposer qu’une résistance. Leur destin ne tint qu’à un fil. Mais il tint un bon moment.
Taiwo alluma plusieurs mèches. Ben Arfa mystifia à peu près tout ce qu’il rencontra sur son chemin. Des frappes de Ziani et Grandin rasèrent les montants. Mais point de but pour parachever. Ni ôter l’ultime espoir aux hommes de Mons Mjelde.
Au final, il intervint sur l’action la plus anodine. En tout cas la plus simple, a priori, à négocier pour les lignes resserrées de Brann Bergen. Taye Taiwo avait sorti le télescope pour servir à l’autre bout du terrain Mamadou Niang.
Mais deux défenseurs semblaient lui fermer la route. C’était sans compter sur la malice du Sénégalais. Il misa sur une tergiversation. Il eut raison. Il s’engouffra fougueusement dans la brèche, pour être le premier sur le ballon, devancer le portier et ouvrir le score dans le but vide (1-0, 66e).
A genou, les index pointés vers le ciel, il dédia sa réalisation à Imad et Lahcen. Un nouvel hommage dans cette journée si particulière, où l’enceinte avait marqué son deuil en revêtant de noirs habits. Et dont les tribunes restèrent silencieuses jusqu’au coup d’envoi, avant que les voix ne s’élèvent à nouveau des gradins.
L’égalisation norvégienne provoqua quelque trouble. Mais guère plus. D’autant que dans le temps additionnel, Mamadou Niang eut encore du nez, et surtout la détermination nécessaire pour anticiper une remise mal assurée vers le gardien, surgir et le battre une deuxième et dernière fois du bout des crampons (2-1). Et les étoiles, de la Ligue des Champions et des supporters partis trop tôt rejoindre le ciel olympien, de briller intensément…






74'
78'
66'
,
90'
82'









