L'OM méritait au moins le nul. Sa courte défaite, la tête haute, à Liverpool, l'empêchera d'être en 8es de finale de la Ligue des Champions. Mais l'équipe peut continuer l'aventure européenne en Uefa, si le PSV ne réalise pas une meilleure opération qu'elle lors du dernier match.
L’OM a fait trembler Anfield. Dans une deuxième mi-temps dantesque, les Olympiens ont mis les Reds dans un shaker. Les joueurs de Benitez ont été secoués comme rarement sans doute sur leur pelouse. Peut être plus encore que l’an dernier, lors de la victoire phocéenne.
Mais à la différence de cette soirée magique d’octobre 2007, il n’y eut pas cette fois l’éclair qui fait pencher la balance du côté de l’exploit plutôt que de celui des regrets. Il y eut pourtant une frappe enroulée dans la lucarne. Valbuena (entré en fin de match) n’en fut pas l’auteur, mais Ben Arfa. Un coup-franc rentrant, à la 68e. Reina sauva son camp d’une claquette assez miraculeuse.
Dans le dernier quart d'heure, Valbuena fit son entrée à la place de Koné. Puis Samassa en toute fin de partie.
Ce ne fut pas là son seul mérite. Le portier avait déjà eu le bout du gant dur et décisif sur un coup de canon de Taiwo en première période. Il n’y a pas à réfléchir longtemps avant d’affirmer que le match s’est notamment joué sur ces deux parades.
Ainsi que, bien entendu, sur la tête victorieuse de Steven Gerrard, surgissant de nulle part au deuxième poteau sur un centre d’Arbeloa (23e).
Elle concrétisait ce qui était alors une domination liverludienne. Et une attitude légèrement trop en retenue des Phocéens. Et ce malgré une configuration offensive d’entrée, avec la titularisation de Koné, décalé sur le côté droit.
Liverpool affichait un contrôle des opérations labellisé Ligue des Champions. Jeu rapide, passes appuyées, détermination dans les contacts, changements de rythmes. Même si le cuir était plus souvent dans les pieds des partenaires de Karim Ziani.
Et puis, l’OM finit par transformer sa tenue du ballon en vagues vers le but de Reina. Cela commença en fin de première mi-temps. Et cela annonçait une deuxième période beaucoup plus volontaire. En un mot comme en cent, les coéquipiers de Lorik Cana se sont lâchés après le repos.
Engagement dans les duels, animation, occasions. Le triptyque n’a malheureusement pas payé. Dommage, d’autant qu’il n’engendra pas de déséquilibre. La défense, et notamment la charnière Zubar-Hilton, tenant remarquablement son rang.
Il n’aura donc manqué qu’un but. Comme à l’aller. Décidemment, l’OM pourra s’estimer lésé dans ses oppositions avec Liverpool…
Des regrets et la confirmation que l’équipe n’accèdera pas aux 8es de finale de la Ligue des Champions. Mais elle garde son destin entre ses mains pour l’Uefa. Si le PSV (battu à Madrid, 2-1) ne réussit pas un meilleur résultat qu’elle dans quinze jours, la fin de l’hiver sera européenne. Cet OM-là le mérite.





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