En dépit d’une domination constante, l’OM n’a pas réussi à couronner cette belle journée par une victoire, Mais son nul lui ouvre malgré tout les portes de la Coupe de l’Uefa. Un bonheur qui vient bonifier celui de la libération sous caution de Santos.
Les Olympiens auraient aimé quitter la Ligue des Champions par un succès. Qui plus est dans ce match si particulier. La journée, tant redoutée, aurait alors pris une tournure absolument idéale. Mais ce point du nul, point d’honneur, contentera tout le monde. Il envoie l’équipe en Coupe de l’Uefa au printemps prochain, le PSV s’étant incliné dans le même temps face à Liverpool (1-3).
Une qualification qui vient augmenter la joie de toute la famille olympienne, après la remise en liberté de Santos.
L’annonce, faite dans l’après-midi, avait enlevé un poids énorme au contexte. L’ambiance s’était délestée de sa tension.
Restait donc cette rencontre à disputer. Elle qui, malgré son caractère décisif, avait fini par passer au second plan. Les Olympiens l’ont prise par le bon bout. Asphyxiant les (rares) constructions madrilènes, et se portant constamment de l’avant. L’impact physique était olympien. Avec un Lorik Cana batailleur comme on l’aime.
Pour tout dire, hormis un contre d’Aguero mal négocié, l’escouade madrilène apparut très en deçà de l'idée que l'on s'en fait. Elle fut parfois dépassée par l’engagement marseillais. Même si celui-ci ne se concrétisa pas par un but.
Un coup de pied arrêté aurait pu débloquer la situation. Comme sur cette tête de Zubar, à quelques centimètres du cadre, sur un corner de Ziani (10e).
Pour le reste, les Phocéens auront, en dépit de leur domination, également rencontré des difficultés pour véritablement troubler la soirée de Grégory Coupet. Taiwo s’y est essayé de loin. Mais l’ancien portier des Gones a maîtrisé. Tout comme il lira bien la trajectoire d’une reprise du droit de Ben Arfa au cœur de la surface de réparation, en milieu de deuxième période (66e).
Il faudra ajouter que la configuration offensive définie par Erik Gerets au départ ne dura pas une demi-heure. Diminué par un coup reçu à l’œil, Samassa dut rapidement céder sa place à Valbuena. Ce qui modifia les plans d’attaque.
L’OM dut faire avec. Soucieux de remporter son match sans avoir à miser sur un résultat liverpuldien, l’équipe marseillaise maintint sa pression sur des adversaires un tout petit peu plus vaillants après la pause. Sans que Mandanda ne réchauffe ses gants.
Il y avait la place pour s’imposer. Celle que trouvait Valbuena, en échappant à deux défenseurs. Mais Cana, trop court, voyait Kaboré manquer le cadre sur le centre du Libournais (88e). Il ne quittait pas moins le stade avec le sentiment du devoir accompli, à l'instar de ses partenaires, quelques instants plus tard.










26'
77'
80'









