L'OM s'est qualifié pour les 8es de finale de la Coupe de l'Uefa aux tirs au but. Les Olympiens recevront l'Ajax, le 12 mars prochain.
Jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au bout du suspense. L’OM l’a fait. Les chances étaient minces. L’histoire les chiffrait à 10%. Pas plus. Et dans la légende olympienne on ne trouvait pas non plus de trace d’une qualification décrochée à l’extérieur, après un match aller perdu à domicile.
Jeudi soir, les joueurs d’Erik Gerets ont fait table rase de ce passé, en décrochant leur billet pour les 8es de finale aux tirs au but, après avoir effacé leur retard de la première manche sur un coup-franc magique de Ben Arfa (25e).
Hilton sera rapidement remplacé par Zubar.
M'Bami puis Koné apporteront du sang frais en prolongations.
Celui qui marquerait le premier augmenterait sensiblement ses espoirs de qualification. Et l’ancien lyonnais, titulaire pour la première de l’année 2009, a fait cette décision de plus de 35 mètres. Son coup de patte gauche venant heurter un poteau, puis le deuxième avant de terminer dans les filets.
Il faut dire que les Phocéens avaient, auparavant, affiché la couleur dans le jeu. En répondant au défi physique autrement qu’à l’aller. Avec des arguments solides. Même si les cartons s’accumulaient. Sans que jamais un geste méchant ne soit à déplorer, cela devant être dit.
Une bonne première mi-temps donc. Et des vagues dorées (l’OM évoluait avec son 3e maillot) qui venaient et revenaient dans le camp hollandais.
En continuant de la sorte, un deuxième but, qualificatif, semblait tout à fait à la portée des coéquipiers de Lorik Cana. On en a pris le chemin jusqu’à la pause. Malheureusement celle-ci coupa quelque peu l’élan. Et les nuages (il a plu tout le match) de s’amonceler davantage au retour des vestiaires. Et Twente de plus se livrer, bien obligé il est vrai. Et l’OM de trop reculer parfois sous cette pression nouvelle.
En dépit de deux positions de Ben Arfa puis Cheyrou, le 0-2 apparut alors plus incertain. Le 1-1 prenait un peu de la consistance en revanche. Sauf que Mandanda anéantissait l’occasion avec un grand O des Tukkers. En repoussant un premier tir d’Arnautovic, puis en déviant le second en corner (55e).
La prolongation épousera pratiquement les mêmes courbes. D’abord olympienne, puis avec un final à l’avantage de Twente. Une reprise réflexe de Hersie de la tête sur un centre-tir d’Arnautovic causant quelques frayeurs (115e).
Les tirs au but départageraient ce que le temps réglementaire n’était pas arrivé à faire. Avec une série haletante. Ziani, balle de match, n’attrapant pas le cadre à 4-3 en faveur de l’OM, et Mandanda ne faisant ensuite qu’effleurer le tir de Tioté. Les Phocéens gardèrent leurs nerfs. Leur expérience aussi. Leurs hôtes n’ayant jamais pris part à une épreuve de tirs au but dans leur histoire européenne. Première douloureuse. M’Bami marquait. 7-6. Pas Rajkovic. L’Europe continuera pour les Marseillais, avec une vieille connaissance, l'Ajax d'Amsterdam.
Laurent Oreggia
Photos : Yannick Parienti


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