La demi-heure de retard qu’a connu le bus des Olympiens pour rallier le Stade de France n’a pas stressé outre mesure le coach olympien. Il reste sur sa ligne de conduite : le match sera serré mais avec de la concentration, l’OM peut l’emporter.
Didier, quand on vous parle de malédiction pour l’OM avec ces 17 années sans titre, est-ce que vous y croyez ?
C’est surtout selon vous (les journalistes) qu’il y a une malédiction. Je n’y étais pas, la plupart des joueurs n’y étaient pas même si certains ont joué les deux finales. Une finale est belle si on la gagne et il ne faut pas penser aux années passées mais vivre le moment présent. Et on s’est préparé pour gagner. Le passé c’est le passé avec ses victoires et ses défaites. Nous avons une nouvelle page à écrire demain en espérant qu’elle soit la plus belle possible.
Cette saison, vous avez joué Bordeaux deux fois en championnat pour deux nuls, qu’est ce que cela va donner samedi ?
On est mieux aujourd’hui qu’en août (match aller 0-0 au Vélodrome). Et c’est logique par rapport aux nouveaux joueurs, à l’alchimie qui doit se créer et aux impondérables comme les blessures. On peut donc faire mieux qu’en août mais on sait aussi la qualité des Girondins. Il reste la référence en championnat en termes de collectif et de vécu, il faut s’en rapprocher en accumulant les matches. Et la grande différence avec les autres matches, c’est qu’il y aura cette fois un vainqueur et un perdant.
Le match sera-t-il plus enlevé alors ?
On l’espère tous. Qu’il y ait du jeu, que les spectateurs soient contents. Mais au vu de nos confrontations, ça s’annonce serré. Mais dans une finale, avec beaucoup de sérieux et de concentration, l’équipe qui commet le moins d’erreurs a plus de chances de gagner.
Affronter Laurent Blanc au Stade de France, cela doit être quand même particulier pour vous…
Chaque fois qu’on se croise, ça me fait plaisir. Il y a une rivalité car on s’affronte pour un trophée mais que ce soit ici au Stade de France, où nous avons vécu des moments inoubliables, a une saveur particulière.



























































