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La finale 24h/24

Brèves

Le sacre en questions

Les buteurs, l'ambiance, la sortie de Niang ou les compos, les questions autour de la victoire des Olympiens en coupe de la Ligue !

Les héros de la soirée sont-ils des habitués ?
Souleymane Diawara qui enfonce ses anciens coéquipiers, le symbole était bien présent. Si le Sénégalais nous a habitué à marquer cette saison (3 en L1 et 1 en coupe de la Ligue), il n’avait pas encore son but marquant. Celui qui reste et renverse le cours d’un match important. C’est désormais chose faite et il viendra se ranger aux côtés de l’autre buteur de la soirée, Mathieu Valbuena. Et lui, il a l’habitude des buts qui frappent les esprits. Son tir du gauche face à Bordeaux viendra s’ajouter à sa reprise à Saint-Etienne en 2007 qui qualifiait l’OM en Champions League et, surtout, à la frappe lumineuse à Anfield Road en octobre 2007 qui offrait à l’OM – et au foot français – le premier succès de l’histoire chez les Reds. Le «petit» a encore frappé !

Pourquoi Niang est sorti si tôt ?
Un certain étonnement s’est emparé du Stade de France à la 52e minute quand l’arbitre assistant affichait le numéro 11 afin d’indiquer un remplacement côté olympien. Il n’y avait pas erreur, il s’agissait bien de Mamadou Niang qui quittait les débats. Choix tactique du coach ? Cela semblait étonnant. La réponse est venue du Sénégalais lui-même au micro de France 3. Une douleur derrière la cuisse l’empêchait d’être totalement opérationnel. «Je n’étais plus à 100%» concédait-il en direct. Un beau geste de capitaine alors que son pote Diawara ouvrait le score à peine dix minutes plus tard avant que son remplaçant ne double la mise. Il y a des soirs comme ça. Mais le Sénégalais mérite le trophée au moins autant que ses coéquipiers. C'est ainsi lui qui le brandissait fièrement au coup de sifflet final.

Qui a hérité de son brassard ?
Niang sorti sur blessure, le brassard de capitaine devait échoir à un autre olympien. S’il fallut quelques minutes pour sen rendre compte, c’était bien Taye Taiwo qui en héritait. Le vice capitaine habituel, Cheyrou, n’étant pas là, c’était le plus ancien olympien de l’effectif qui en profitait. Et ce n’est pas arrivé souvent au Nigérian.

Y a-t-il eu des surprises au coup d’envoi ?
Surtout du côté girondin, l’équipe alignée avait suscité les pires phantasmes. Equipe bis, absence de Chamakh ou de Gourcuff, titularisation d’Henrique, tout dans la presse portait à croire que Bordeaux allait offrir une formation de doublures. Rien de tout ça au final. Laurent Blanc proposait du lourd avec la même équipe qui a battu l’Olympiakos en Champions League. A l’exception de Ramé qui remplaçait Carrasso dans les buts.  
Didier Deschamps choisissait lui aussi du grand classique. Hormis Brandao à la place de Valbuena, le onze de départ était celui qui a battu Lyon dimanche dernier avec Kaboré en milieu gauche. Les gros bras étaient donc de sortie pour la finale. Et ça s’est senti.

Et le match dans les tribunes ?
Il n’y eut pour ainsi dire pas de match. En termes de nombre déjà, le duel était plié. Le virage nord des Bordelais était certes bien rempli mais les quelques travées vides trahissaient un contingent moindre que celui des 25.000 marseillais.
Et si le cérémonial d’avant-match de la Ligue était inventif, le spectacle était bien du côté du virage sud olympien. Bariolé de blanc, d’orange et de bleu, ses tifos, ses banderoles et surtout ses chants ininterrompus contrastaient avec les drapeaux et les trompettes girondines.
Et la rengaine fut la même pendant les 90 minutes de la partie avant qu’un «qui ne saute pas…» énorme s’empare de l’enceinte.
On se croyait même dans un grand Vélodrome. Ils l’ont mérité leur trophée !

Les Bordelais étaient-ils motivés ?
Ils l’étaient dans l’engagement. Et même bien plus que de raison. Si dans le jeu, les Girondins ont rarement été d’une maîtrise implacable, ils ont joué dur et cela dès le coup d’envoi. Trois cartons jaunes pour trois agressions de la part de la troupe de Laurent Blanc. Certes, l’entame était musclée mais Lucho fut victime de deux agressions dans le premier quart d’heure. Le jeune Sané d’abord qui laissa l’Argentin à terre de longues minutes. Diarra, peu après, qui matraquait de nouveau le meneur marseillais. Avec de belles échauffourées en prime, les deux Bordelais écopaient de deux avertissements logiques et, fort heureusement, Lucho en sortait indemnes. Mais en voyant le nouvel attentat de Trémoulinas sur Ben Arfa juste après la pause, il y a avait de quoi se poser des questions sur les intentions girondines.

A Saint-Denis, E.J. (photos : Y.P.)


Agenda

  • Lundi 22/03
    • 12h15 : Rendez-vous au Vélodrome et déjeuner
  • Mardi 23/03
    • 16h30 : Entraînement ouvert à la presse
  • Mercredi 24/03
    • 16h30 : Entraînement à huis clos
  • Jeudi 25/03
    • 9h30 : Départ pour Paris
      17h : Entraînement à Clairefontaine
  • Vendredi 26/03
    • 17h15 : Conférence de presse puis entraînement au Stade de France
  • Samedi 27/03
    • 20h50 :OM-Bordeaux (Stade de France - Coupe de la Ligue - Finale)
  • Dimanche 28/03
    • 13h30 : Retour sur Marseille