Christophe Dugarry, le mal-aimé

10 juin 2014
Par 
Sébastien Pietri
Photos © 
Yannick Parienti / OM.net 2014
Jusqu'au 15 juin, date du premier match de l'équipe de France au Mondial 2014, OM.net relate l'histoire des Olympiens retenus avec les Bleus lors des coupes du monde. Dixième volet avec un joueur mal-aimé du football français.

Lorsque les supporters marseillais évoquent le nom de Christophe Dugarry, l’histoire de ce fameux score 5 à 4 lors du match OM-Montpellier du 22 août 1999 revient inlassablement.
Ce soir-là, l'OM est mené 0-4 la 60e minute. Dugarry entre en jeu à cet instant. Il inscrit deux buts et est impliqué sur deux autres. Il est le grand artisan de ce retournement de situation. Ce match est à l’image du caractère du joueur : il ne lâche rien.
Pourtant, l’année de cette coupe du monde 1998, il fait le choix de partir à Barcelone, alors sous les ordres de Louis Van Gaal. Ce choix ne se révèle pas payant. En décembre 1997, il s’engage avec l’Olympique de Marseille sous les ordres de Roland Courbis.
Cédric Mouret, arrivé en même temps que lui au club se souvient : «Il s’est tout de suite imposé comme un leader dans le vestiaire, d’abord par ses qualités exceptionnelles de footballeur mais aussi par son côté chambreur avec ses partenaires.» Sur le terrain, ses statistiques sont pourtant moyennes avec seulement un seul but inscrit en six mois. A cette époque, Thierry Henry et David Trezeguet explosent avec Monaco. Stéphane Guivarch, avec Auxerre, termine meilleur buteur de première division avec 21 réalisations.
Peu de gens croient alors en sa sélection mais Aimé Jacquet le prend. Des mauvaises langues prétendent que son ami Zidane y est pour beaucoup. Il est alors raillé par une certaine presse, moqué par des supporters mais sa réponse est sur le terrain avec ce but inscrit lors du premier match de la compétition face à l’Afrique du Sud et une joie démonstrative contre tous ses détracteurs. Ses sourires laisseront place à la tristesse d’une blessure dès le second match face à l’Arabie Saoudite.
Christophe Dugarry ne rejouera plus avant la finale face au Brésil où il sera à l’origine du troisième but. La boucle est bouclée et l’enfant de la Gironde surmonte cette période difficile : «C'est un véritable guerrier, un battant qui ne montre jamais rien même lorsqu’il est critiqué», ajoute Cédric Mouret.
L’année suivante, à Marseille, sera ponctuée d’une finale de coupe de l’UEFA et d’une deuxième place en championnat.

SON PALMARES A L’OM

1999 : vice-champion de France, finaliste coupe UEFA

Histoire