Les nouveaux atouts des Olympiennes

17 nov 2013
Par 
T.M., à Beaumes-de-Venise
Photos © 
Yannick Parienti / OM.net 2013
Dans un match rugueux, âpre, engagé, dans une ambiance enflammée, les Olympiennes se sont qualifiées (1-3) en affichant des valeurs de combattantes inhabituelles, mais fondatrices pour la suite de leur histoire.

Aubune 1-3 OM

Coupe de France Féminines - 2e tour.
Stade municipal de Beaumes-de-Venise, OM bat Aubune 3 à 1. Mi-temps : 2-1.
Arbitre : Mme Stéphanie Bencteux
Buts - Aubune : Ribier (35). OM : L.  Abou-Deraa (3, 47), Ben Abdelghani (45)
Avertissements - Aubune : Lambert (58). OM : Rubio (53, 87), Pourquies (58), Blanc (79).
Expulsion - OM : Rubio (87).
Aubune : Jerez - Augier, Lejeune, Lambert, Ranchon - Vong, Mullemeenster (cap) - Aldon, Capozza, Raymond - Ribier.
Sont entrées en jeu : Schneider, Riallot, Cros.
Entraîneur : Cédric Brachet.
OM : Fernandez – Gouy , Blanc, Perrin (cap), M’Bassidjé - Marcilly - Ben Abdelghani, Rubio - L. Abou-Deraa, Pourquies, C. Abou-Deraa.
Sont entrées en jeu : Koutbi, Pelloux, Montagna.
Entraîneur : Christophe Parra.

Il est 17 heures. La volée de cloches de l’église de Beaumes-de-Venise salue les derniers rayons du soleil. En contrebas, des voix s’élèvent, transpercent la sérénité d’un paisible village. Elles poussent, que dis-je s’égosillent, et portent d’une même tonalité les couleurs locales dans ses derniers retranchements.
Aubune a essayé. L’OM est qualifié.
La réalité de la coupe est celle rencontrée dans ce cadre champêtre. Un paysage charmeur, un terrain inattendu et piégeux, une pelouse fatiguée par les premiers frissons d’un hiver encore discret.
Les Olympiennes ont souffert. Elles ont été bousculées, harcelées. Elles ont combattu sans toujours trouver les bonnes solutions tactiques. La première période par exemple, jouée sans temps fort ni temps faible, sur un rythme constant, monocorde, sans variation.
Dans un deuxième temps, elles ont subi les impacts, mais elles ont surtout résisté à toute une région. Dans cette qualification, on retient trois éléments essentiels :
1. L’équipe de Christophe Parra a marqué à des moments stratégiques de la partie au terme de la première période et au début de chaque mi-temps. Mine de rien, son réalisme offensif a été son principal atout.
2. Quand l’adversité est soutenue, les Olympiennes ne parviennent pas encore à canaliser leurs émotions et à poser le jeu avec plus de sérénité, de certitudes. Bémol : le terrain ne les a pas aidées.
3. Dans l’engagement injecté, dans la volonté de ne pas se défiler face au combat, dans l’exemple montré par certaines cadres, on apprécie une évolution des mentalités, l’expression et la mise en avant d’autres valeurs. Nul ne peut se contenter éperdument de beau jeu, se retrousser les manches, souffrir pour avancer a aussi son charme.  
Cet après-midi est peut-être une révélation pour un groupe en quête d’apprentissage permanent. En élargissant la panoplie de leurs compétences, les Olympiennes préparent les échéances de demain.

Coupe de France Féminine