Le Président s'est confié à La Provence

23 juin 2011 Par 
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Ce jeudi, le Président olympien a accordé une longue interview au quotidien La Provence. Extraits.

Sa prise de pouvoir
«Si je suis là c’est qu’il y a une urgence. Elle est avant tout financière. L’actionnaire pensait avoir repris le contrôle en 2009 mais on l’a un peu perdu depuis. Il faut qu’on suive en temps réel les finances, qu’on ait une notion exacte des dépenses et des investissements pour que la viabilité économique de l’entreprise ne soit pas remise en cause. Je n’aime pas perdre, donc on fait en sorte de renforcer l’équipe en rationalisant les dépenses.»

Son rôle
«Je viendrai au stade avec plaisir car j’adore le foot. Mon job sera de régler les gros problèmes et de faire en sorte que ça tourne financièrement et sportivement. Avec les joueurs, on va fixer des règles de fonctionnement. On va être courtois, sympas mais fermes. La saison dernière, vu de l’extérieur, la vie de l’OM au quotidien c’était parfois Loft Story.»

Les hommes forts du club
Philippe Perez
«Il me semble parfait pour rationaliser l’économie du club. Il s’agit de réduire le train de vie de cette entreprise qui, clairement, vit au-dessus de ses moyens depuis très longtemps. Je sais qu’avec lui, ça ne va pas exploser.»

José Anigo
«Si Didier veut un joueur, ensuite c’est José qui œuvre pour le recrutement dans un cadre financier  que Philippe Perez et moi-même auront défini au préalable. Quand je lui donne le titre de conseiller du président, ce n’est pas pour faire joli. Je compte sur lui. Il aime le club, fait tout pour que ça gagne.»

Didier Deschamps
«On a tout fait pour le garder car on considère que dans un contexte tendu et compliqué, l’avoir est une garantie pour maximiser les résultats de notre équipe. C’était la priorité de l’actionnaire, l’un des plus grands entraîneurs en Europe, le meilleur en France. (…) C’est lui qui choisit 100% de l’effectif : les joueurs qui arrivent, c’est son choix ; les joueurs qui partent, c’est son choix !»

Mercato
Le plan de bataille
«C’est Didier Deschamps, qui s’y connaît un petit peu mieux que moi, qui a ciblé trois postes prioritaires : arrière gauche, milieu défensif et défenseur central. Sur chacun d’eux, il a émis un choix prioritaire et, avec Philippe Perez, on a défini une enveloppe financière maximale qu’on peut attribuer au poste et au joueur en question, aussi bien en terme de salaires que de transfert. (…) Ou ça colle et on fait le joueur, ou ça ne cadre pas et on passe à un autre nom. C’est déjà le meilleur moyen pour qu’on puisse contrôler nos dépenses. Deschamps a totalement conscience des enjeux et de la réalité économique ; nous, on va faire en sorte de lui donner ses trois joueurs prioritaires.»

Une éventuelle surprise
«Aujourd’hui, il n’existe aucune offre pour aucun joueur de l’OM.  Si l’effectif ne bouge pas, on prend les trois joueurs prévus, point barre. (…) S’il y a des départs, on réfléchira à la possibilité de prendre un joueur supplémentaire.»

Les ambitions
En L1
«Par rapport à l’effectif actuel, on a l’ambition d’être champion, c’est clair. Avec le recrutement qu’on va faire - même sans grands moyens mais avec malice -, l’équipe de l’année dernière sera renforcée. Comme nous n’avons pas fini loin derrière Lille, oui, on jouera le titre.»   

En champions League

«Naturellement, on a une équipe pour aller en 8e de finale. Au-delà, ce n’est que du bonus.»

Le centre de formation

«C’est vital ! Ce n’est pas possible que depuis Samir Nasri, à l’exception notable des frères Ayew, on n’ait pas sorti un joueur. Or, tout le modèle économique d’un club est basé sur les plus-values sur  cession de joueurs. Et le meilleur moyen d’en faire, c’est que le joueur soit formé au club.»

Retrouvez l'intégralité de cette interview sur le site de La Provence