Rémy : «L’OM, ce n’est pas donné à tout le monde»

19 aoû 2010 Par 
Propos recueillis par Laurent Oreggia
Photos © 
Au terme d’une après-midi au pas de course à Marseille, entre la visite médicale et sa signature d’un contrat de cinq ans, Loïc Rémy a accordé à OM.net sa première interview d’Olympien. Celle d’un joueur conscient et fier de franchir un cap avec l'OM.

Loïc, parfois en matière de transfert cela traine en longueur. Et là, tout est allé très vite…
C’est allé très vite à partir du moment où les dirigeants marseillais sont venus hier (mercredi) à Nice. J’ai signé dans la foulée aujourd’hui. Mais pour moi ce fut long parce que cela fait trois mercato que ça se passe de la même manière, que l’on parle de départ, et j’avais un peu hâte que cela se termine. J’étais donc content que l’OM s’intéresse à moi, et pour ma part de signer dans un club comme celui-là.

As-tu eu peur que Lyon bloque à nouveau ton transfert ?
A partir du moment où ma décision était prise de signer à Marseille et pas ailleurs, je n’avais pas de crainte particulière. C’est vrai que dans mon contrat il était stipulé que Lyon avait un délai de réflexion, mais je n’avais pas cette peur que l’OL me mette des bâtons dans les roues.

Tu avais d’autres propositions, pourquoi as-tu choisi l’OM ?
La Ligue des Champions a pesé dans la balance. C’est quelque chose que je recherchais, si toutefois j’étais transféré. Après, on sait très bien qu’énormément de joueurs veulent jouer à l’OM. Ce n’est pas donné à tout le monde. Quand José Anigo est venu me proposer un contrat, j’ai pris le temps de la réflexion mais je n’ai pas eu d’hésitation.

« Je m’attends à un changement radical »

A 23 ans, même si tu as déjà connu le haut niveau à Lyon, considères-tu ta venue à l’OM comme un cap dans ta carrière ?
C’est sûr, il y a des paliers qu’il faut franchir dans une carrière. Je suis venu chercher ça à Marseille. Je m’attends à un changement radical par rapport à ce que j’ai connu à Nice. En terme d’attente des supporters, de pression,… J’en suis conscient. Je me dois d’être en condition pour répondre à ces attentes.

Quel a été le discours de Didier Deschamps ?
On a parlé un petit peu de tactique. On n’a pas encore défini un poste spécifique pour moi. Je peux jouer à droite bien sur, mais aussi dans l’axe ou à gauche. C’est un avantage pour moi aussi.
Il m’a parlé d’ambitions, mais aussi de son mode de fonctionnement. Il a aussi été rassurant, en me disant qu’il était là pour faire progresser les jeunes joueurs.

Quand on te dit « OM », à quoi penses-tu ?
A l’histoire, avant tout. Il y a de grands joueurs qui sont passés ici. Mais ce n’est pas que le passé non plus, avec ce titre de champion de France. Et maintenant, c’est une nouvelle année qui commence. Même s’il y a eu un mauvais départ, il va vite falloir rectifier le tir. Mais je ne me fais pas de souci au vu du groupe de qualité qu’il y a l’OM.
Et puis c’est tout ce qu’il y a autour. Cette ferveur. J’ai la chance d’avoir déjà joué au Vélodrome. J’ai hâte d’y évoluer avec un autre maillot que celui de l’adversaire. On m’a aussi parlé de cette ville passionnée par le football. J’ai hâte de voir ça.

« Je porterai ce maillot fièrement »

Samedi, si tu es qualifié tu retrouveras Lorient. Une équipe contre laquelle tu as marqué le week-end dernier. Les Merlus vont sacrément te craindre…
Si c’est le cas, ce n’est pas plus mal (rires). J’essaierai d’avoir le même état d’esprit et d’arriver là-aussi à donner les trois points à mon équipe.

As-tu un message à adresser aux supporters marseillais ?
Simplement que j’ai hâte d’être à samedi pour montrer au public que je suis très content d’être ici, et que je porterai ce maillot fièrement.