Cantona, histoires de rendez-vous manqués

06 mar 2010 Par 
Fernand Bonaguidi - Photos : Archives personnelles
Photos © 
Retour sur les rendez-vous manqués entre la famille Cantona et l'OM avec une place conséquente pour Eric, "the King".

Nul n'est prophète en son pays. Si l'on peut appliquer ce proverbe à un fils de Marseille, nul autre qu'Éric Cantona, enfant des Caillols, pourrait le revendiquer. Éric devenu une icône en Angleterre et plus particulièrement à Manchester n'a fait que traverser comme une météorite le ciel du Vélodrome. Et comme ses frères, c'est un rendez-vous manqué avec l'histoire Olympienne pour ce qui aurait pu être la fabuleuse aventure de toute une famille marseillaise avec l'OM. Car les enfants de Léonor et d'Albert, peintre à ses heures et admirateur de Pièrre Ambrogiani, ne manquent pas de personalités et de talents...

Tout d'abord, Jean-Marie, l'aîné, un défenseur central qui aurait pu s'imposer largement dans le monde professionnel, mais pour lequel il n'était pas vraiment formaté. Trop rebelle, trop épris de liberté pour supporter les centres de formation. Pour avoir joué à ses cotés à la SNCM, je peux vous dire qu'avec lui, on pouvait voyager, même contre le Serel de Nice de Katalinski et d'un certain Arsène Wenger,  qui occupait ses samedis en commençant sa carrière d'entraîneur à Cannes.
Tiens, c'est marrant, un Cantona/Wenger sur le stade pittoresque de L'Estaque, une quinzaine d'années avant les joutes d'Old Trafford et de Highbury. Mais pour l'amour du jeu, Jean-Marie préféra jouer le Lundi soir avec ses amis des Caillols en football loisir avec le Pradal Beaurivage, bien avant le Beach Soccer. L'OM  y perdit un stoppeur de qualité.

Et puis, il y a le plus jeune, Joël, qui flirta avec le club Olympien en ratant l'aventure Tapie. Il joua à l'OM de 1982 à 1987 en faisant quelques piges à l'aile durant la saison 1985/1986. Mais il ne trouva pas grâce aux yeux  du «Boss» et s'exila avant de revenir en 1994 pour participer à la montée et à une demi-finale de Coupe de France à Paris contre le PSG au poste d'arrière droit.

Et puis, il y a le King. Parler de sa carrière à Manchester dont il fut le joueur du siècle serait lui faire injure car tout le monde la connait. Peut-être faut-il juste revenir sur son rendez-vous manqué avec l'OM, plus lié aux circonstances et à la malchance qu'autre chose. Car s'il avait le caractère de César, le patron du bar de la Marine, il avait la soif de voyages et de liberté de son fils Marius qui voulait parcourir le monde. Car Pagnolesque, Éric l'est forcément, tendrement, "colériquement."
Quand il arrive en 1988 en provenance d'Auxerre à 22 ans pour reconstituer le tandem JPP/Canto de l'équipe de France, on ne doute pas de sa réussite. Après un très bon début de saison, il réussit un match plein à Strasbourg mais dérape verbalement contre le sélectionneur Henri Michel qui ne l'a pas retenu. Et hop, suspension.
Il revient plus fort, mais dans un match amical à Sedan en plein hiver, il est chahuté par le public, puis sorti par Gili pour l'épargner mais il  en jette son maillot de dépit. Tapie interprète mal ce qui n'est qu'un geste de déception d'un homme qui n'aime pas les injustices (déjà)  et le prête à son rival Bordeaux, puis ensuite à Montpellier où il remportera la Coupe de France en 1990 avec Laurent Blanc.

La saison suivante, il s'impose avec Beckenbauer à la baguette mais il est sérieusement blessé par un tacle du Brestois Kane au Vélodrome après qu'il eut ouvert le score (son 9eme but). Cette grave blessure au genou va l'éloigner des terrains pendant plus de trois mois. C'est d'ailleurs en son absence que les ennuis vont commencer pour le beau Franz qui sera remplacé un peu plus tard par Raymond Goethals.
Et au retour d'Éric, Raymond le belge qui a choisi une organisation de jeu avec le trio Waddle/Papin/Pelé ne le titularisera pratiquement plus. Pour Éric, la blessure n'est pas simplement physique, elle est aussi morale. Comme Marius, il partira vers les îles, pas celles du Sud, mais plutôt vers le Nord où son talent sera enfin reconnu. A Manchester, il deviendra une légende, illustrée par le récent film de Ken Loach, «Looking for Éric».

Comme d'autres, tels Jean Tigana, venu à Marseille bien trop tard ou Zinédine Zidane qui n'a jamais porté les couleurs de l'OM, il incarne Marseille jusqu'aux bouts des ongles, des colères de César aux rêves d'aventures de Marius. Et tel un autre César, il aurait pu dire: «Veni, Vidi, Vici!!» mais pas ici, ailleurs, aux îles sous le vent, “face au Paradis”.


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