Riou : «Prouver que je ne suis pas mort»

30 oct 2009 Par 
F.R.
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Rudy Riou a parfaitement suppléé Steve Mandanda après sa blessure à Nantes. Samedi, il pourrait, en fonction de l’état de santé de l’international français, jouer pour la première fois au stade Vélodrome sous le maillot blanc.

Vous êtes entré dans les buts marseillais comme si vous y étiez depuis plusieurs mois, sans hésitation…
Disons que j’ai été bien aidé par l’ensemble de l’équipe qui a réalisé une bonne seconde période avec un excellent état d’esprit. Cela m’a grandement facilité la tâche. Je me suis dis qu’il ne fallait pas encaisser un second but parce qu’on avait la possibilité de revenir au score dans un premier temps.

Vous n’avez même pas eu une petite appréhension…
Si, il y a toujours une appréhension mais j’ai eu le quart d’heure de la mi-temps pour me préparer et ne pas ainsi entrer de but en blanc dans le match. Cela a été un gros avantage. Tout s’est bien passé également parce que je n’ai pas eu grand-chose à faire.

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Quels ont été les mots d’Erik Gerets ou de Laurent Spinosi avant d’entrer en jeu ?
C’est essentiellement « Spino » qui, durant l’échauffement, m’a donné des conseils notamment sur les prises de balle et les chutes au sol. Il m’a bien préparé.

Comment réagirez-vous si le coach fait appel à vous pour OM-Saint Etienne…
Tout dépendra de Steve Mandanda. Apparemment, ce n’est pas grand-chose. J’espère pour lui qu’il se rétablira le plus vite possible. Pour le moment, je me prépare à l’éventualité de jouer. Ce serait une grosse excitation car cela me donnerait l’occasion de jouer au stade Vélodrome. Ce serait extraordinaire car je n’y ai joué qu’en tant qu’adversaire. J’espère surtout que l’on fera un bon match et que l’on pourra glaner ces trois points qui nous sont nécessaires.

C’est très difficile surtout pour un gardien de faire un remplacement court, sur un ou deux matches, ou vous jouerez gros…
Si j’ai une opportunité de pouvoir jouer, j’aimerais prouver que Riou n’est pas mort car on m’avait mis aux oubliettes quelques temps pendant mon passage à Istres. Je dois profiter des opportunités qui me sont offertes pour montrer que je suis encore là.

[IMG43713#R]La victoire est quasiment impérative pour rester dans le haut de tableau…
Mercredi, on est restés sur notre faim car, malgré le bon état d’esprit, on pouvait prendre les trois points, ce qui nous aurait aidé au classement. Aujourd’hui, nous sommes quatrièmes à quatre points de Lyon et, en plus, il y a deux équipes entre nous. C’est rageant.

Quel regard portez-vous sur l’ASSE ?
C’est un club avec un gros palmarès qui connaît une période difficile mais capable de tout à tout moment. Il faudra être bien concentré et afficher un bon état d’esprit. Il faudra imposer notre jeu car nous avons la possibilité de les mettre rapidement sous pression.

L’ASSE est mal classé et reste sur deux défaites. Est-ce le bon moment pour les prendre ?
Ce n’est jamais le bon moment de prendre une équipe dos au mur car il y aura forcément à un moment ou un autre une réaction. On ne sait pas si ce sera ce samedi ou le suivant.

Erik Gerets a loué votre importance dans le vestiaire…
J’ai un tempérament assez rieur que j’ai gardé de mes clubs précédents qui ressemblaient plus à des bandes de potes. Je suis toujours en train de m’amuser avec tout le monde. Je ne suis pas stressé et cela apporte, je l’espère, quelque chose au groupe.

Durant l’échauffement d’avant-match, vous n’êtes pas avec Steve Mandanda et Laurent Spinosi…
C’est un rituel entre eux que je respecte. S’il a besoin de moi, comme à Bordeaux par exemple, je participe à l’échauffement. Mais sinon, je les laisse tranquille car c’est un moment particulier. Moins il y a de personnes, mieux c’est.