«Gagner contre l’OM serait un succès de prestige»

14 aoû 2015
Par 
Camille Daurès
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OM.net 2015
Journaliste depuis 15 ans à l'Union de Reims, Cédric Goure suit depuis trois saisons le Stade de Reims. Pour OM.net, il livre ses impressions deux jours avant la rencontre entre l'OM et Reims. Interview

- Quel bilan tirez-vous de cette première journée de championnat ?
«Il très bon. Forcément, une victoire à l’extérieur face à Bordeaux, c’est très bon. Je ne suis pas sûr que les Rémois avaient cette ambition de gagner dans le Nouveau Stade de Bordeaux. Ils étaient menés à la pause, ils ont profité de la situation. Ils ont trouvé la faille pour obtenir la victoire. Bordeaux était aussi sûrement fatigué de ses matches en Europa League.»

- Quelles sont les ambitions du club cette saison ?
«Le maintien. Reims, ce n’est pas si vieux en Ligue 1. Cela fait seulement quatre ans que le club est revenu parmi l’élite, après 33 ans d’attente. Le club est encore en construction. Reims a vécu une saison difficile l’année dernière puisque l'équipe a perdu son entraîneur à sept journées de la fin. L’objectif est donc de se maintenir, ce sera peut-être un peu plus facile cette année.»

- Olivier Guegan démarre véritablement sa première saison en tant qu’entraîneur. Que peut-il apporter à cette équipe rémoise ?
«Il aspire à une carrière d’entraîneur depuis un moment, dès la fin de sa carrière de  joueur. Il a patienté pendant longtemps lorsqu’il était aux côtés d’Hubert Fournier et de Jean-Luc Vasseur. Il va amener toutes les caractéristiques qu’il possédait en tant que joueur : la grinta, la hargne. Il veut rendre son équipe plus solide et amener un état d'esprit.»

- L’effectif a peu bougé cet été, mais Reims a tout de même perdu Benjamin Moukandjo. Etait-ce une volonté de la part du club ?
«Ce sont des circonstances. Le club avait l’ambition de ne pas trop bouleverser l’effectif pour ne pas la désorganiser. La saison passée, Reims avait raté son début de championnat, parce que 3 ou 4 nouveaux joueurs étaient alignés. La mise en route avait été compliquée. Le club cherche de la stabilité.
«Concernant Moukandjo, son départ n'était pas prévu, mais il n'avait pas la garantie d'avoir du temps de jeu.»

- Quels sont les atouts de cette formation rémoise ?
«Offensivement, cette équipe a toujours marqué des buts et amené un grain de folie. Olivier Guegan  souhaite stabiliser sa défense. Il a fait le pari de repositionner Aissa Mandi dans l’axe et lui a donné le brassard de capitaine. Reims possède des joueurs de côté, très rapides. Olivier Guegan compte également sur David Ngog. La saison dernière, l’attaquant n’avait pas fait une bonne préparation et avait rencontré des difficultés. Cette saison, sa préparation a été plus longue.»

- Face à Bordeaux, Grejohn Kyei, entré en cours de jeu, a délivré deux passes décisives en 28 minutes. Peut-il être la révélation du Stade de Reims?
«C’est peut-être un peu tôt. Kyei est un jeune joueur avec une formation atypique. Il a remporté la Gambardella, il y a deux ans avec Reims et s’est illustré la saison passée en coupe de France face à Rennes. C’est un concurrent direct en attaque pour David Ngog. Il a été suspendu 7 mois lorsqu’il évoluait en CFA2, après une altercation avec un arbitre, c’est un joueur revanchard.»

- L’OM s’est imposé 0-5 la saison passée à Reims. Comment l’équipe aborde t-elle cette rencontre ?
«Plus confiante après son succès face à Bordeaux. Mais méfiante également par rapport au contexte olympien après la démission de Marcelo Bielsa. Les Olympiens viennent à Reims avec un esprit revanchard, après leur défaite face à Caen. Les Rémois espèrent obtenir l’exploit qui leur manque depuis quelques années. Gagner contre l’OM serait un succès de prestige…»

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