OM 2-4 PSG : et l’histoire se répète…

21 mai 2016
Par 
Frédéric Rostain, à Saint-Denis
Photos © 
Yannick Parienti / OM.net 2016
Malgré une bonne copie d’ensemble, l’OM s’est incliné en finale de coupe de France 2016 face au PSG au stade de France. La troisième défaite de la saison contre Paris.

«Une finale, ça se gagne», dit l’adage. L’OM n’a pas gagné celle de coupe de France 2016 face au Paris Saint-Germain mais comme en Ligue 1, les Olympiens ont tenu la dragée haute contre le champion de France et tenant du titre. A cause de deux entames de mi-temps poussives, les hommes de Franck Passi ont couru après le score pendant la majeure partie du match. En championnat au stade Vélodrome, les Marseillais avaient encaissé un but après seulement deux minutes. Cela a encore été le cas en finale. C’est Matuidi qui a ouvert le score, bien servi par Di Maria malgré la toute première tentative, signée Barrada, qui est passée à côté des buts de Sirigu. L’OM, poussé par un public fantastique, est rapidement revenu dans la partie, profitant d’un temps fort durant lequel il a réussi à priver les Parisiens de ballons, ce qui n’est pas une mince affaire. Thauvin, l’homme en forme de cette fin de saison, trouvait le petit filet de Sirigu à vingt mètres des buts. Tout était relancé et l’ambiance montait d’un cran au stade de France.

L’OM donnait alors l’impression de pouvoir prendre l’avantage mais les opportunités étaient trop rares et pas assez dangereuses. Paris s’en procurait quelques-unes en fin de période avec notamment Ibrahimovic qui frappait trois fois au but sur un même coup franc ou sur frappe au second poteau déviée par Thauvin (de la main...). A un partout à la pause, l’espoir était encore permis pour les amoureux de l’OM mais, encore une fois, les premières minutes, après le retour des vestiaires, ont été déterminantes. Matuidi s’enfonçait dans la surface marseillaise, au duel avec Nkoulou, et jouait bien le coup pour obtenir un penalty alors qu’il avait trop poussé son ballon. L’arbitre, Clément Turpin n’hésitait pas bien longtemps avant de désigner le point de penalty. Le géant suédois du PSG ne se privait de marquer pour son dernier match sous les couleurs parisiennes.

Et si l’OM refaisait le coup de la première période ? Il en était capable, il l‘avait déjà fait moins d’une heure avant. Nous le savions, les supporters olympiens aussi mais les joueurs du PSG également. Ces derniers ont accéléré pour se mettre à l’abri. L’occasion de Fletcher, qui manquait le cadre, le leur rappelait. Au cas où… La bonne période parisienne continuait et se concrétisait par un nouveau but de Cavani, idéalement servi par Ibrahimovic. 3-1 pour le PSG, il était difficile d’imaginer Paris, l’équipe ultra-dominatrice sur le plan national, s’effondrer dans la dernière demi-heure.
Cabella, Djadjédjé ou encore Nkoudou entrés pendant la seconde période n’ont pas changé le cours de la rencontre. Sûrs de leur force, les Parisiens ont tout fait pour, en fin de match, faire marquer Ibrahimovic dans le jeu. La première tentative était bloquée par Mandanda, la deuxième était manquée mais la troisième était la bonne. Avec trois buts d’avance, les hommes de Laurent Blanc laissaient la balle aux Marseillais qui se procuraient les dernières opportunités. Batshuayi s’essayait deux fois avant de trouver la faille, pour la réduction du score.
Le temps défilait vite, trop vite. Le virage marseillais retenait son souffle sur un tir de Nkoudou, le dernier du match, juste au-dessus de la barre parisienne…

Le PSG conserve son titre, remporte une seconde coupe de France de rang et revient à égalité avec l’OM au palmarès au nombre de succès dans la compétition (10). Les Marseillais n’ont pas à rougir de cette troisième défaite de la saison face à Paris. Les supporters marseillais ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en applaudissant chaleureusement leurs joueurs après le coup de sifflet final. Franck Passi avait raison en disant que l’écart au classement ne reflète pas l’écart de niveau entre les deux formations. On l'a vu trois fois en 2015-16, mais cet écart existe tout de même…

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