OM 1-1 Montpellier (4-5 tab) : éliminées au bout du suspense

dim 11 fév à 20:00
Par 
Sébastien Paoli
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Roland Grunchec - Nicolas Copin - Helios Image - OM
Les Olympiennes sont éliminées de la Coupe de France féminine par Montpellier au terme d'une fin de match à suspense.
OM 1-1 Montpellier (4-5 tab)

Coupe de France Féminine - 8e de finale
Stade Roger-Lebert (Marseille)
Mi-temps : 0-0
Arbitre centre : Solenne Bartnik.
But – OM : Coton-Pelagie (70’) – Montpellier : Jakobsson (46’)
Tirs au but marqués – OM : Gadea, Asseyi, Pizzala, Loze – Montpellier : Karchaoui, Sembrant, Torrecilla, Uffren, Jackobsson.
Tirs au but manqués – OM : M’Bassindje, Caputo, Alidou d'Anjou – Montpellier : Kayman, Torrent
OM : Richard – Cissoko, M’Bassidje, Pizzala (cap), Blanc – Coton-Pelagie (Loze, 88’), Gadea, Dali (Alidou d’Anjou, 76’), Soulard – Bretigny (Caputo, 56’), Asseyi.
Non entrées en jeu : Saint-Léger, Laplacette.
Entraîneur : Christophe Parra.
Montpellier HSC : Murphy – Nicoli, Sembrant (cap), Torrent, Karchaoui – Le Bihan (Torricilla, 46’), Léger (Uffren, 46’), Veje, Cayman – Gauvin (Blackstenius, 71’), Jakobsson.
Entraîneur : Jean-Louis Saez.
Non entrées en jeu : Tonazzi, Gerard.

Un mois après s’être affrontées en championnat à Montpellier (défaite 3-2), les Olympiennes retrouvaient leurs homologues héraultaises, cette fois à domicile, dans le cadre de la Coupe de France féminine. Une nouvelle marche à gravir dans cette compétition pour les protégées de Christophe Parra face à l’une des meilleures formations du championnat, déjà bourreau des Olympiennes la saison dernière en 32es de finale (but dans les arrêts de jeu). 

L’OM, boosté par le retour de Sandrine Brétigny au sein de l’attaque olympienne et le MHSC débutent la rencontre timidement. Les deux équipes se jaugent et les actions offensives n'inquiètent pas réellement les deux gardiennes. Le pressing haut effectué par les Olympiennes gêne la relance héraultaise d'un côté. La défense fait le boulot face aux robustes attaquantes montpellieraines de l'autre. La première période se termine sans véritable occasion franche à se mettre sous la dent et sur un score nul et vierge (0-0).

Au retour des vestiaires, Jean-Louis Saez, l'entraîneur montpelliérain, effectue deux remplacements et change de système. Cela a un effet immédiat puisque quatre minutes plus tard, Jakobsson se défait de la défense olympienne et trompe Richard d'une frappe à bout portant (49').

L'OM, un peu groggy, a du mal à s'en remettre pendant quelques minutes mais, petit à petit, retrouve son jeu. Les joueuses de Christophe Parra repointent le bout de leur nez dans la surface de réparation du MHSC notamment grâce à Coton-Pelagie ou Asseyi qui tentent de tromper la vigilance de la portière héraultaise. En vain. 

Malgré le désavantage au score, les Olympiennes font clairement les efforts et trouvent tout de même des failles. Notamment sur coups de pied arrêtés. Sur un coup franc plein axe, Cindy Caputo, entrée plus tôt à la place de Sandrine Bretigny, décoche une puissante frappe repoussée par Murphy dans les pieds de Coton-Pelagie qui égalise (70').

L'OM manque de peu la qualification dans le temps additionnel par l'intermédiaire de Viviane Asseyi. Le score ne bouge plus. Place à la séance de tirs au but.

L'OM démarre tambour battant. Gadea, Asseyi et Pizzala marquent leur penalty alors que les Héraultaises trouvent  sur leur chemin une Genevève Richard plus qu'inspirée. À 3-0 pour l'OM, la séance tourne au cauchemar. Karchaoui relance le MHSC. M'Bassidje, Alidou d'Anjou et Caputo loupent leur face-à-face avec Murphy. C'est finalement Jakobsson qui qualifie Montpellier en quart de finale.

L'élimination est de nouveau cruelle pour les joueuses de Christophe Parra qui auront cependant tenu la dragée haute à une formation héraultaise ayant su trouver les ressources afin d'inverser la tendance dans la séance de tirs au but. Pour l'OM, désormais, c'est tout pour le championnat.

Christophe Parra : "Les feux sont au vert"

"Dans ce match, le plus dur est le dénouement. Dans toutes les défaites, il faut trouver les bonnes raisons, les petits détails. Il y a quelques semaines, nous n'étions pas encore capables de fournir de telles prestations. D'ailleurs, aujourd'hui, on ne compte pas cette rencontre comme une défaite. Dans le jeu, depuis le mois de décembre, on commence à avoir des convictions dans plusieurs domaines. Sans une grande gardienne adverse, on aurait pu gagner le match dans le temps additionnel. Il y a de très bonnes choses à retenir, autant sur le plan défensif qu'offensif. Les feux sont au vert, mais il y a encore du travail à faire."

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