Replay | La conf’ de Payet et Garcia avant #SCOOM

21 déc 2018
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A la veille du dernier match de l’année 2018, Angers-OM comptant pour la 19e journée de Ligue A Conforama, Dimitri Payet et Rudi Garcia ont répondu aux questions des journalistes au centre Robert Louis-Dreyfus.

Dimitri Payet : «La qualité n'a pas disparu en quelques matchs»

«Moi le premier, on est encore déçu de ce qu’il s’est passé contre Strasbourg. J’ai senti une réponse positive après le premier but encaissé, avec une deuxième mi-temps qui était plus conforme à notre niveau. On a la chance de rejouer demain donc il faut se concentrer sur Angers. C’est toujours le match d’après qui compte. On va se servir de ce qu’on a bien fait mercredi pour pouvoir faire un résultat demain. On peut tous faire un peu plus et un peu mieux. Si on garde ce positivisme et la deuxième mi-temps contre Strasbourg, en étant plus efficace, surtout dans la surface adverse, on peut faire quelque chose à Angers. Tous les déplacements sont difficiles, surtout en ce moment. On se prépare pour faire un résultat là-bas.»

 

«C’est une période dans laquelle on a besoin de tout le monde. Que ce soit moi, le capitaine, les anciens ou les jeunes. C’est déjà arrivé qu’on durcisse le ton mais faut savoir aussi parler tranquillement parfois, soigner les têtes surtout parce qu’on a le talent et je ne pense pas que la qualité ait disparu en quelques matchs. Il ne faut surtout pas dramatiser, il faut positiver et savoir chercher le bon, s’appuyer dessus pour pouvoir gagner. Il ne faut pas tomber dans la panique ou dans la crise. On est conscient de la situation et on essaye de tout faire pour inverser la tendance.»

«Par expérience, je n’ai jamais vu quelqu’un réussir sans travailler. Les seules garanties qu’on peut avoir, c’est avec le travail. On essaye de corriger les points négatifs et de bonifier ce qu’on fait de bien. C’est la clé de la réussite et je pense que c’est ce qui va faire qu’on va sortir de cette période. C’est plus facile de changer un coach que vingt-trois joueurs. C’est forcément sur Rudi Garcia qu’on va tirer en premier mais je pense que nous, les joueurs, sommes bien plus responsables des résultats que lui. On a des dirigeants qui sont très impliqués dans le club, il y a de la stabilité et une continuité. Tous les clubs vivent des périodes difficiles. Il faut savoir bien les gérer, sortir plus fort et apprendre à les éviter. Aujourd’hui, j’ai confiance en ce qu’on est en train de faire et en nos dirigeants.»

 

Rudi Garcia : «On voit la qualité d’un groupe et d’un coach dans les périodes difficiles»

 «On est tous ensemble, c’est moi qui suis devant et c’est logique. Comme je le répète souvent, les joueurs sont conscients de la situation et ils ont très envie d’en sortir. Ils sont dans le vrai sur ce qu’ils ont montré mercredi en deuxième période. Il y a eu beaucoup d’écart entre ce qu’on a produit dans chaque mi-temps. C’est certainement dû au manque de confiance.»

«Le travail, c’est la base. Il faut toujours continuer à rectifier ce qui ne va pas. Il y a toujours des points à améliorer, même quand on est devant. On a fait une très belle saison l’année dernière et il y avait quand même du travail. Le football est souvent une affaire de détails, la rencontre face à Strasbourg nous l’a rappelé. Il y a certains moments de match à bien négocier pour que ça tourne en notre faveur. Ça aide pour gagner. On fera tout pour l’emporter samedi pour bien terminer l’année et cette demi-saison.»

«Il faut être lucide. On est l’Olympique de Marseille, on doit gagner plus et perdre beaucoup moins. Je pense qu’on est plombé par une Europe League de très mauvais niveau. Pour l’instant, c’est ce qui nous met à mal cette saison. On voit la qualité d’un groupe et d’un coach dans les périodes difficiles. C’est important de rester combatif et d’avoir la tête claire. A moi de jouer sur tous les ressorts collectifs et individuels. Parce qu’il y a des joueurs qui sont un peu en difficulté sur certaines périodes. Il faut les aider parce qu’on a besoin de tout le monde. C’est notre rôle, au staff, parce qu’on pense qu’ils ont la qualité.»

«Passer une trêve tranquille, c’est faire un résultat à Angers. C’est difficile de jouer chez eux, ils sont solides depuis quelques matchs. Ils perdent peu mais gagnent peu. Ils ont faim et ils ne lâchent rien, on le sait très bien donc il faudra répondre dans ce domaine. Mais ça ne suffira pas, il faudra aussi jouer. Ils ont quelques absents : Pavlovic, N’Doye et Butelle. On récupère Florian Thauvin, c’est une vraie bonne nouvelle. C’est une équipe qu’il faut appréhender sur plusieurs aspects et pas que dans le domaine aérien. Même si on se souvient de l'égalisation de Traoré en deuxième mi-temps l’année dernière. On ne connait jamais la stratégie que va utiliser l’adversaire, mais chaque équipe a des qualités et des défauts. On ne sait pas ce que va faire Angers. Ce qu’il nous faut, c’est être capable de répondre à toutes les attitudes du SCO, et se focaliser sur ce qu’on doit mettre sur le terrain.»

Conférence de presse