OM - Atlético (0-3) : un soutien pourtant indéfectible

mer 16 mai à 23:19
Par 
Paul Basse
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OM.net
Le Groupama Stadium était aux trois quarts olympien. Jusqu'au bout les supporters ont poussé leur équipe, en dépit des coups du sort et du scénario du match. En vain.

Rien n’est allé dans le sens de l’Olympique de Marseille ce mercredi soir. Le poteau n’a pas été rentrant. Dimitri Payet était blessé. Un contrôle malheureux de Zambo Anguissa s’est payé « cash ». Pourtant le fidèle public olympien avait répondu présent. Il était en force et en nombre au Groupama Stadium. Bien au-delà du virage occupé par les abonnés de l’OM, l’enceinte lyonnaise était aux trois quarts olympiens avec, pour beaucoup de supporters, la tunique du mythique 26 mai 1993. 

L’issue du match de Munich n’a pas été la même que la rencontre du 16 mai 2018. Les premières minutes, ces premières promesses olympiennes, ont galvanisé les supporters. On salue l’impact et le sérieux olympien. Même l’ouverture du score n’a pas fait retomber les chants. Les supporters ont continué à donner de la voix. Le douzième homme a voulu tenter de redonner un peu de lucidité et de courage à son équipe touchée par les coups du sort.

Par exemple avec Dimitri Payet. Rétrospectivement, il y avait quelque chose de touchant dans ce moment si triste pour le capitaine olympien. L’empathie d’un groupe a pris corps dans ce réconfort spontané du capitaine, et dans cette acclamation générale du public. Tout le monde avait de la mémoire à l’heure de saluer, l’un des artisans majeurs de ce parcours olympien.

 

Si le poteau était entré…

L’ambiance est logiquement retombée ensuite après le second but d’Antoine Griezmann. Mais à chaque offensive olympienne, le virage poussait, encourageait son équipe, à ne surtout pas abdiquer. Il s’agissait de rester fidèle aux valeurs -fierté, abnégation, courage- que l’équipe a montré lors de cette saison, et cette campagne d’Europa League en particulier. 

Ce soutien a failli devenir payant, si seulement la chance avait été du côté olympien, lorsque la tête de Mitroglou a fini sur le poteau d’Oblak. On aurait aimé voir une fin de match ébouriffante avec un OM revenu à 1-2, poussé par son public. Mais le ballon de Mitroglou n’a pas franchi la ligne, comme un symbole : ce mercredi, nous n’avons pas eu l’ivresse. 

 

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